Perché Iospia?

Iospia nasce perché in quasi tutte le riviste dedicate ai cosidetti generi, le storie di spionaggio sono confuse (a torto o a ragione) con i thriller/noir/gialli. È vero che un romanzo di spionaggio deve essere anche un buon giallo/noir/thriller, ma noi poniamo questa definizione basica, elementare: consideriamo un romanzo, di 'spionaggio' tale, quando i protagonisti dello stesso, sono spie, agenti segreti. Questo è il primo criterio da noi scelto per definire un romanzo o una pellicola 'di spionaggio'. Ce ne sono altri? Fatecelo sapere. In Iospia parleremo di romanzi, di libri, di storia dello spionaggio, di spionaggio, di siti sullo spionaggio, di quello che pubblicano i giornali sullo spionaggio. Prenderemo le nostre notizie da internet o da altri giornali, citando la fonte.

Figaro.fr: La Stasi hantent toujours ses victimes, ovvero i fantasmi sono tra noi

Filed under notizie by Trevis on 10-11-2009

Sul figaro di oggi c’è questo interessante articolo sulla stasi, i servizi segreti di Berlino Est.

“…Les ombres de la Stasi continuent de planer sur l’Allemagne. La sinistre police secrète du ministère de la Sécurité d’État de la RDA a employé au total quelque 620 000 personnes, dont 12 000 ressortissants d’Allemagne de l’Ouest entre 1950 et 1989. Au moment de sa dissolution, en 1989, environ 91 000 agents officiels travaillaient pour la Stasi et 175 000 informateurs non officiels, les célèbres «IM» (Inoffizieller Mitarbeiter) : soit 1 % de la population est-allemande. La Stasi a laissé derrière elle un encombrant héritage : 195 kilomètres d’archives, qui contiennent les noms des suspects, mais également des agents et de leurs informateurs.

L’Allemagne réunifiée s’est dotée d’un organisme chargé de reconstituer et d’étudier le puzzle laissé par la Stasi, la Birthler Behörde installée dans l’ancien quartier général de la Stasi à Berlin. Chaque année quelque 100 000 Allemands viennent y rechercher les fantômes de leur passé en consultant leur dossier. Les victimes de la Stasi y retrouvent l’identité de ceux qui les ont espionnés, cherchent à comprendre ce qu’ils recherchaient et à savoir ce qu’ils ont trouvé. «Nous pensions qu’au bout de dix ans, les gens cesseraient de venir consulter leurs dossiers, explique Marianne Birthler, responsable des archives. Cela n’a pas été le cas. Au contraire.»

Les archives sont ouvertes au compte-gouttes, aux chercheurs et aux journalistes. Faute de moyens et de volonté politique, il n’y a pas eu d’étude systématique des documents, notamment pour faire la lumière sur la question la plus sensible : l’étendue de l’influence de la Stasi en RFA. La volonté de réconciliation a pris le dessus sur le devoir de vérité… En attendant que les responsables et leurs victimes disparaissent peu à peu. Régulièrement, les archives laissent échapper des secrets, telles des bombes à retardement. Ainsi a-t-on a appris l’été dernier, que Karl-Heinz Kurras, le policier ouest-allemand, qui a abattu le leader étudiant de gauche Benno Ohnesorg en juin 1967, était un espion de la Stasi. Le débat sur le nécessaire examen du passé a alors ressurgi au Bundestag : un texte de loi proposait d’examiner notamment combien d’employés de l’administration actuelle avaient collaboré à la Stasi et dans quels secteurs. Avant d’être enterré de nouveau par les députés.

Dénonciations sur Internet

Sur Internet, les victimes dénoncent leurs anciens tortionnaires : ceux qui interdisaient à leurs enfants de passer leur bac pour des motifs politiques, ceux qui ont brisé leur carrière parce qu’ils refusaient de collaborer à la Stasi, ceux qui ont détruit leur vie. Et s’exposent ainsi à des poursuites judiciaires.

Dans l’État régional du Brandebourg, surnommé la petite RDA, 4 députés du parti de la gauche radicale ex-membre de la Stasi, Die Linke, ont été élus lors des élections régionales du 27 septembre. Cela n’a pas empêché le patron SPD du Brandebourg, Matthias Platzeck, de faire alliance avec Die Linke pour former son prochain gouvernement. Au nom de la «réconciliation» et pour donner une «chance à ceux qui ont changé». Pour Stephan Hisberg, député du SPD et militant du mouvement démocratique en RDA à la fin des années 1980, c’est « un coup porté aux valeurs démocratiques». Pour lui, «quelqu’un ayant participé activement à briser un autre homme, moralement ou physiquement, en le livrant à un système totalitaire, n’a rien à faire dans un parlement démocratique».

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